mercredi, août 20, 2008

Bientôt la nouvelle vie!

Nous sommes heureux et comblés. Les enfants sont comme des petits oiseaux qui font chip-chip-chip avec des sourires dans leurs chansons. Ils sont tout-à-fait prêts pour ce déménagement en ville, dans un joli quartier familial. C'est incroyable de penser qu'il y a un an, ils proclamaient haut et fort leur mécontentement devant nos projets de déménagement urbain "éventuel": «nous ne voulons pas quitter Bois-des-Filion, oposition totale après cocus familial» (le cocus familial, c'est leur trio). Nous avons été patients, en leur expliquant comment se déroule la vie en ville; ses avantages, ses agréments, ses parcs, ses boutiques chouettes de tous les pays, ses petits restos, ses lieux culturels, son architechture, ses quartiers si divers, les gens qu'on y rencontre, tous les amis qu'on peut s'y faire, la multitude d'activités possibles... Amoureuse de Montréal comme moi, la tâche fut sans douleur, et les arguments très faciles à comprendre (et persuasifs). Le plus gros avantage serait d'y retrouver leur papa plus tôt, car le retour à la maison se fera pour lui en 20 minutes, plutôt qu'une heure trente. Pas négligeable, quand même. Surtout quand on a un papa comme le leur, on a envie de l'avoir plus souvent avec nous...

Quand à nous (les adultes du clan), c'est le dénouement d'un chapître de notre vie, pour en débuter un nouveau. C'est en fait le chapître premier d'un nouvel épisode! Je vous écris depuis mon portable dont j'ai oublié la souris à "l'autre maison" et c'est la dernière fois que ça arrive!
[ J'ai aussi oublié les tomates pour me faire mon dîner dans "l'autre" frigo, et un papier à faxer sur "l'autre" bureau, mes vitamines sur "l'autre comptoir" et mon baume à lèvres dans "l'autre salle de bain" - j'exagère à peine]. Bientôt, tout sera dans un seul lieu; terminé les objets, les papiers, la nourriture "oubliée" à l'autre endroit. Je soupire d'aise. Il y aura une place libérée dans ma tête pour faire autre chose que de la planification domestique de gestion des déplacements des objets, des documents et des personnes. C'est comme l'abolition d'un ministère inutile pour distribuer les ressources plus efficacement.

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mardi, août 12, 2008

Quitter

Je regarde les murs de mon appartement. 7 ans. Jamais de ma vie adulte je n'ai habité aussi longtemps un lieu. Mon refuge en 2001, après avoir quitté l'europe du nord où je n'étais pas aussi heureuse que je l'aurai voulu. J'y ai trouvé la paix, en habitant seule pour la première fois de ma vie. J'y ai apprivoisé la solitude, avec un grand souire. C'est devenu mon petit nid, construit à coup de poésie, de musique, de bons soupers cuisinés dans ma cuisine rose vif, puis dégustés sur ma terrasse en compagnie de famille et d'amis, d'amours. C'est dans ce lieu que je me suis trouvée aussi, après des moments plus difficiles traversés dans ma vie personnelle. C'est ici que je me suis réparée. C'est aussi ici que j'ai commencé le Yoga, les chants. Tant de livres lus près de la fenêtre de ma chambre orientale. Tant et tant de projets rêvés, pensés, réalisés, montés, écrits assise à mon grand bureau d'où je vous écris encore, face à cette magnifique porte-fenêtre qui donne sur la rue vivante. Tant de films vus, assise dans ce salon. Toute cette gamme d'émotions traversées: rires, larmes, révoltes, colères, découragements, victoires, joies. C'est ici que j'ai été amoureuse des mauvaises personnes, avant de trouver le bon. C'est ici que j'ai pris des décisions et des engagements envers moi-même. C'est ici que j'ai invité mon Grand amour à nos premiers rendez-vous doux. C'est ici que nous sommes tombés amoureux avec des pétillements dans les yeux. Tant d'heures passées dans ce lieu que je quitte bientôt.

Tout cela a peu d'importance finalement. J'emporte mon feu avec moi, ma joie, mes rêves, et je les construirai ailleurs, dans un nouvel ailleurs, plus grand et plus lumineux. Dans un lieu d'échange, que je partagerai maintenant avec lui et ses trois adorables enfants. Un lieu nous que construirons avec mon grand amour, mon meilleur ami, mon mari. Pour la première fois, j'emménage dans un nouveau lieu avec un partenaire de vie - j'ai habité avec des copains avant, mais ce fut moi qui allait vivre chez eux, ou eux chez moi, j'ai habité la maison de mon homme mais il y était déjà dans son autre vie d'avant -.

Nous avons trouvé le lieu de vie idéal pour nous, après tant de mois de désir de trouver cela. Nous allons maintenant consolider nos deux lieux de vie, mon appartement urbain et sa maison de banlieue, pour habiter un grand appartement en ville. Nous quittons dans plus d'une semaine, mais je suis déjà là-bas. Je n'arrive plus à travailler, pourtant je vais devoir m'y contraindre, moi indisciplinée. Mais je suis dans les boîtes, les téléphones de planification, de changement d'adresse, les détails à régler pour que tout roule.

Comme tout grand changement ne se fait jamais seul, je commence un nouveau travail début septembre. J'ai un bureau à la maison depuis dix ans. En septembre, je partirai travailler tous les matins pour aller "au bureau", travailler avec des collègues en chair et en os. Pour faire un nouveau travail, avec une nouvelle équipe, sur un nouveau projet. Je n'ai jamais fait les choses à moitié. Tant qu'à changer un peu la vie, pourquoi pas la changer beaucoup?

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vendredi, août 08, 2008

Mes antennes (Écosse)

Depuis trois jours, je me demande comment va mon vieil ami David, dans son Écosse lointaine. Dans ma vie d'avant, nous avons été fiancés. J'étais jeune et naïve, il était trop vieux pour moi. Nous avons eu quelques bons moments, des voyages mémorables, et beaucoup de grandes discussions forts enrichissantes. C'est resté un bon ami avec qui j'aime parler de tant à autre. Nous nous téléphonons annuellement, pour se donner des nouvelles de nos vies, de nos connaissances communes, de nos familles et amis respectifs. Donc, je pense à lui depuis quelques jours.

Hier soir, avec mon homme, nous regardons les couleurs possibles pour notre nouvel appartement. Je jette un coup d'oeil à la palette des roses, pensive. "Tu sais chéri, rose peut-être très joli pour une chambre. J'ai déjà habité dans une chambre rose chez David en Écosse. Il avait choisi cette couleur pour sa chambre avant de me connaître. Ce n'est pas forcément une couleur de fille, tu sais. David était très masculin, et il portait du rose. Il avait une chemise rose vif qu'il aimait beaucoup." Puis je ferme la lumière. Nous dormons sur nos couleurs.

Ce matin je prends mes courriels. Vraiment, honnêtement, sincèrement, ce n'est plus du hasard. Un mot de David (nous ne nous sommes pas écrits ou téléphonés depuis plus d'un an, il ne lit pas mon blogue).
"Dear Yannick, Comment vas-tu? Je n'ai pas des nouvelles de toi depuis très longtemps. J'espère que tu vas bien..... Regardes! The blue bedroom! love Dx"

Et il m'envoie aussi une photo. Il voulait me montrer qu'il a repeint la chambre en bleu. Hé bien, décidément.

Vous voulez une session de clairvoyance?

mardi, août 05, 2008

Discipline et détermination

J'aurais aussi pu écrire motivation et focus. Ou acharnement et concentration. Mais le résultat est le même: me concentrer pour travailler au développement d'un nouveau projet pour le web et la télévision qui me tient à coeur. Je dois rassembler mes notes pour faire un texte clair et structuré. Depuis trop longtemps, je n'arrive pas à me contraindre à cet exercice. Pourtant c'est un projet important, motivant, qui m'emballe. Et je dois le faire maintenant pour ne pas manquer le bateau. Car en septembre je commencerai un nouveau travail pour la télévision qui me laissera peu de temps pour l'écriture de nouvelles idées. Donc avec motivation et détermination, je dois me mettre sérieusement au travail. Ce matin j'ai décidé d'un objectif précis, cela devrait m'aider.

Mais, sans vouloir me donner des excuses à moi-même, je comprends mon éparpillement. Après ma quête intensive d'un nouveau logement pour ma tribu, j'ai complètement réussi ma mission. Le bail est signé pour un superbe grand appartement dans un quartier familial très joli, et le tout à prix très abordable (incroyable, mais vrai!). Après une quête de plusieurs semaines (euh... mois), un nombre incalculable de visites, nous sommes parvenu à affirmer de plus en plus clairement nos besoins et nos priorités, ce qui a aidé à trouver notre perle rare. Je suis maintenant comblée. J'ai trouvé la paix (et une grande fébrilité à l'idée de combiner enfin nos deux lieux de vie que nous occupions depuis 3 ans). Je devrais donc pouvoir me concentrer sur l'écriture de projet que j'ai à faire. Et pourtant, non.

Car maintenant nous entrons dans la phase de préparation du déménagement. Faire des boîtes, les changements d'adresse, faire du ménage, donner des trucs à gauche et à droite, préparer la vente de garage, imaginer les nouvelles couleurs, les nouveaux meubles à achetter, réserver le camion de déménagement. Je suis comme une fourmi. Mon esprit est tout à la préparation de ce grand changement dans nos vies. Je manque de focus pour penser à mon projet. Je butine sur le web à chercher le divan idéal, à visiter le site d'IKEA, à chercher le meilleur chemin pour l'école des enfants sur google map. Si mon travail était concret (comme un montage à faire, par exemple), avec une date butoir, j'y arriverai sans problème. Mais me concentrer à écrire un projet, à lui donner naissance sur papier, à le porter à bout de bras, c'est une autre histoire.

Bon, je vous laisse, je vais travailler. Pour vrai. Après publication de ce billet, je déconecte l'Internet. Discipline et détermination.

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mardi, juillet 29, 2008

Lieu de vie: voeux exaucés

Après plusieurs semaines de recherches, après plusieurs dizaine de visites d'appartements aux quatre coins de Montréal, après avoir clarifié tant et tant nos souhaits pour un lieu de vie idéal pour notre smala, nous avons enfin trouvé! Et je suis heureuse que 85% de mes (très nombreux) critères soient atteints. Nous aurons des grands espaces de vie commune, chacun son territoire pour se retirer, un jolie cuisine invitante pour mijoter des bons plats en famille, un nid douillet pour les amoureux que nous sommes, un joli petit bureau baigné de lumière pour voyager dans mon imaginaire, une ruelle pour jouer, une grande salle de bain de carrelage blanc, et un quartier familial et sécuritaire où mes petits ex-banlieusards pourront découvrir la ville en toute quiétude. Des parcs à profusion, des petits marchands chouettes et utiles au coin de la rue, l'autobus pour nous amener tous à destination (école, boulot) en moins de 25 min, sans stress et sans traffic. Je suis une femme comblée...

Maintenant j'ai très hâte de réunir nos deux lieux de vie et de cesser l'éparpillement entre la banlieue et la ville. Je dirai adieu à mon jardin, et mon nouveau balcon (heureusement assez grand) sera très très fleuri...

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mardi, juillet 22, 2008

S'endormir (ou repartir)

Petit temps gris, douce humidité, été que je ne vois pas passer (il est sur la pointe des pieds). Je m'endors, étrangement. Je ne devrais pas être fatiguée, je rentre de voyage où je me suis bien reposée pourtant. Peut-être trop... on y prends goût au repos! Mais il ne faut pas oublier que je suis une cigale (qui se transforme en fourmi à l'automne). J'ai envie de ne rien faire. Beaucoup de gens sont en Vacances autours de moi (d'autres travaillent, mais je ne les vois pas), et cela m'inspire. J'ai envie de faire comme eux, même si j'ai eu mes Vacances à moi. Je suis un opposum urbain. J'aime la vie et je la regarde. Je rêve à Charlevoix et ses montagnes, à la Gaspésie est ses côtes superbes, au Parcs nationaux et leurs méandres de rivières et de lacs. J'aime rêver à la mer, encore. Je suis allée à la mer au Portugal. C'était l'Atlantique, l'eau était glaciale, je me suis immergée dans cette eau trop froide, par principe. Mais pas baignée, pas joué des les vagues. Je suis une princesse qui en veut toujours plus. On va dans un lac chaud faire du canot, mon chéri?

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mercredi, juillet 16, 2008

Histoire d'appartement

Je reviens à Montréal reposée et calme. C'est incroybale comme deux semaines de Vacances ailleurs aident à donner une perspective agréable. Je suis disposée à attaquer tous les changements qui s'en viennent. Nouveau travail en septembre, nouveaux projets, nouvelle maison, peut-être un nouveau quartier. La famille enfin réunie sous un seul toît.

Nous attaquons maintenant la phase de recherche active de notre logement idéal. On remonte nos manches et on visite! Je suis surprise (et heureuse) de voir qu'il y a un marché pour les très grands logements à Montréal. Mais les histoires (pas si) surprenantes qu'on peut entendre...

Hier nous visitons un très grand 7 et demi, qui correspond à beaucoup de critères de nos recherches. À la sortie, discussion avec les voisins sympathiques. Révélations étonnantes. La locataire précédente s'est fait explusée car le propriétaire prétendait vouloir habiter le logement. Ce qui était faux, de toute évidence. Combien payait cette locataire, qui habitait depuis plusieurs années ce logement qu'elle adorait? 800$. Et combien nous demandait le proprio pour le même logement? 1600$. Le double. Sans travaux autres que la peinture et le sablage des planchers. Ouille. Pas de scupules, le jeune monsieur. Pas pour rien que je le sentais un peu nerveux à la visite...

mardi, juillet 08, 2008

Carte postale du Portugal (Sintra)

- nouvelles en direct du Portugal, sans accents -

Nous sommes dans la magique ville de Sintra, pas tres loin de Lisbonne. Endroit de reve pour un voyage de Noces, avec un rare romantisme allant au-dela de l'imagination. Nous avons tant marche, avec tant de plaisir. Nous allons de decouvertes en decouvertes, en explorant ici une serie inimaginable de Palaces, de Chateaux Maures, de Palais Baroques, et un Monastere Fransiscain d'une rare presence spirituelle dans une foret isole donnat vue sur l'Ocean Atlantique. Nous avons un veritable coup de coeur pour cet endroit.

Nous arrivons de Lisbonne que nous avons adore. Nous avons explore la ville a pied, et en prenant les vieux trams jaunes si typiques de Lisbonne. Ville de bord de mer, Lisbonne offre une cuisine genereuse et copieuse, ou le poissons est toujours frais, et le vin excellent. Nous avons pris plusieurs diners tres longs dans des apres-midis ensoleilles a deguster des vins blancs ou rouges aux saveurs riches ou legeres. Le temps est doux, sans etre trop chaud, nous apprecions la brise du large qui rafraichit la ville. Les gens sont sympatiques et accueillant, moins demontratifs que les Italiens, et moins sombres que les espagnols. La langue est chantante et agreable a ecouter. La sonorite peut etrangement faire penser aux langues russes, idee que je n'avais jamais eu en ecoutant des films portuguais ou bresiliens.

Avant Lisbonne, nous avons ete a Porto. Ville portuaire aux rues sinueuses et etroites, Porto offre plusieurs caves de Porto a visiter. Nous avons visite les caves de Sandeman. Nous avons aussi fait une escapade dans la vallee du Douro, par la ville de Amarante. Nous avons eu la chance d'etre invites a la ferme vinicole du mari de ma cousine. Nous avons eu un sejour agreable dans cet endroit du Nord du Portugal a la vegetation fort differente du Sud ou nous nous trouvons actuellement.

Demain, la mer. Sylvain veut faire du Surf. Je me promet du Yoga sur la plage pour etirer mon dos qui en a bien besoin apres toutes ces heures de marche!

Bises du Portugal

Yannou

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mercredi, juin 25, 2008

Fuite de poésie (Mathilde)

Ma poésie s'enfuit par les trous de ma serrure. Elle est étouffée par les trop lourdes listes de tâches que je n'arrive pas à abattre une fois pour toute. Elle a la gorge nouée par une angoisse sourde de quitter un lieu que je n'ai jamais complétement aimé. Et elle est incrédule face à cet attachement irrésonable et irrationnel. Ma poésie est abasourdie de voir ma panique à l'idée de la visite de l'agente d'immeuble qui viendra fixer le prix de la maison ce soir. Ma poésie fume une clope en attendant peinarde que je retrouve mon imaginaire dans un cabinet de poésie que je devrai m'inventer dans un nouveau lieu inconnu (et urbain). [ Moi je ne fume plus depuis des années, mais elle, elle continue].

Ma poésie s'appelle Mathilde, et qu'elle a les cheveux oranges et une jupe très laide. Mais elle s'en fou. Elle boit du vin rouge qui fait des tâches sur ses dents, et elle sourit. Elle attend que je me calme enfin pour reprendre la plume sérieusement. Elle a des projets. Elle voudrait écrire pour les enfants. Elle voudrait aussi écrire pour les grands, encore. Elle parle de livres érotiques, et je ne l'écoute pas. Je suis ailleurs. Mais Mathilde ricane. Elle n'oublie pas, Mathilde. Elle marmone des histoires impossibles avec des extra-terrestres lesbiennes handicapées qui portent des combinaisons de latex en platique rose, et je suis presque scandalisée. Mais Mathilde s'en fou encore. Elle est patiente, si j'ai bien compris. Elle trouve que je la délaisse un peu trop depuis que j'ai rempli ma vie à raz-bord avec un homme dont je suis folle amoureuse, et trois enfants que j'adore avec qui je rigole trop souvent à son goût. Elle voudrait que j'écrive avec les émotions qu'ils me provoquent. Je veux bien, mais je manque de temps, et je suis une poule pas de tête. Mais je me promet bien de passer du temps avec elle après l'automne, quand la poussière du déménagement sera retombée, et quand je cesserai d'être bousculée constament entre deux lieux de vie.

Mathilde a bien hâte que je me rassemble, et elle a bien hâte que je rassemble mes idées. En attendant, elle s'en promet de bonnes, car elle vient avec nous en Europe samedi. Elle sera la première à siroter un porto sur les berges du Douro. Mais avant, elle veut ab-so-lu-ment qu'on aille prendre un pinard à Saint-Germain, et elle est bien contente qu'on fasse un saut dans le Marais. Ta valise est prête, Mathilde?

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mardi, juin 24, 2008

Recherche 10 et demi pour septembre

Nous cherchons un 10 et demi (ou grand 8 et demi) à Montréal pour le 1er septembre. Nous avons besoin de 5 chambres fermées, et un grand espace à aire ouverte pour la cuisine-salle-à-manger et salon. Beaucoup de lumière, proximité des services, quartier familial. Nous aimerions trouver un appartement sur deux étages, si possible. J'adore jardiner, donc nous donnons priorité à un rez-de-chaussé qui a une cour. Secteur Plateau Mont-Royal, Mile-end, Outremont ou Rosemont.

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mercredi, juin 18, 2008

34 ans aujourd'hui

La vie s'enligne, tout tombe en place. Je vis une période charnière fort riche, et cette année est sous le signe de changements. Nous nous sommes mariés l'an dernier (il y a presqu'un an), nous déménageons en ville pour septembre tous ensemble avec les enfants, nous voulons un bébé cette année, si nous pouvons avoir cette chance.

Professionnellement les choses bougent aussi beaucoup, comme d'habitude. Mon premier long métrage documentaire fut lancé cette année, j'ai fait un spectacle, et des plusieurs pistes lancées pour de nouveaux projets. Hier une entrevue pour un nouveau travail en septembre, avec une chouette équipe. Ce soir, rencontre avec une lectrice de mon blogue très spéciale, avec qui je vais discuter projets potentiels à long terme. À voir, à suivre.

Personnellement, j'ai perdu mon cher Grand-Père, et mes deux grands-mères ont quittées les maisons qu'elles habitaient depuis plus de cinquante ans.

Et moi, aujourd'hui, j'ai 34 ans.

lundi, juin 16, 2008

Logique de l'enfance

Vendredi je faisais des courses au supermarché IGA de ma banlieue nord. Des gentilles dames nous offrent des petites bouchées en dégustation, comme chaque semaine. Ces dégustations sont offertes dans des petits contenants individuels en plastique, avec des fourchettes en plastique. Après chaque bouchée, tout le monde met son "déchet" (à peine sali), dans une poubelle prévue à cet effet. À chaque fois, je suis outrée de n'avoir aucune option de recycler ces contenants et ustensiles de plastique. Benjamin me faisait remarquer que ce serait encore mieux de les réutiliser. Logique. Je le signale à la dame au comptoir. Sa réaction à ma suggestion d'avoir des plats lavables "que voulez-vous qu'on fasse, il passe 3000 personnes dans une journée, on pourrait pas laver tout". Ah non, et pourquoi pas? C'est plus simple d'en disposer pour le mettre dans un dépotoir de Lachenaie qui déborde déjà, et de laisser s'accumuler des millions et des millions de petits déchets inutiles sans se préoccuper du manque d'espace ou de la contamination que provoque ces déchets platiques qui prendront des centaines d'années à se décomposer? Tout ça parce qu'ils ont contenu pendant quelques secondes des aliments qui les ont "sali" (honnêtement, je pense qu'un chiffon pourrait parfois les rendre comme neufs, ce qu'ils sont). Les bras me tombent.

Je signale à la gérante de l'établissement qu'il serait judicieux de recycler ces contenants, à tout le moins. Elle me regarde, hautaine, comme si j'étais une extra-terrestre grano tout droit débarquée de mon vaisseau en terre cuite. J'insiste: "Mais vous recyclez déjà, quand même?". Elle tique, la bouche sèrrée. "Le papier et le carton, oui". Sous-texte: donc les supermarchés IGA ne recyclent pas le plastique et les autres matières. Donc les supermarchés IGA ne compostent pas les denrées organiques périmées (J'exagère, voyez-vous, tant qu'à être extra-terrestre). Mais sérieusement, à quand une réglementation pour forcer tout cela? C'est tellement évident, il me semble. Et tellement simple.

Samedi nous nous promenons en vélo dans les rues de Montréal, à la recherche d'un appartement. Le soleil est radieux, la chaleur de l'été nous donne soif. Au coin de la jolie rue Laval et de Duluth, deux charmantes petites filles de 8 ans tiennent un kiosque de vente de limonade. Il y a une file d'assoiffés. Les affaires marchent bien. À chaque limonade vendue, les petites insistent pour que les clients ne partent pas avec le verre de plastique. Tous doivent le déposer dans le bac rempli d'eau prévu à cet effet. "Il faut nous les redonner, car on lave les verre". Logique, non?

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vendredi, juin 13, 2008

Changements

Pour ceux qui croient à ces notions, je pourrais dire que je nous sommes dans une période astrologiquement très chargée. Tellement de changements dans ma vie, dans nos vies, dans les vies de ceux qui sont près de moi. Changement de travail, d'environnement, départ, retours, nouveaux départs, deuils, transitions, déménagements, fin de projets, accouchements, voyages. La vie tourne à plein, à étourdir ceux qui ne sont pas solidement arrimés au sol. Je dois être forte et légère, savoir canaliser toutes ces forces telluriques qui pourraient m'emporter si je n'y prête pas attention.

C'est maintenant un processus en marche, nous allons consolider nos lieux de vie pour le début de l'automne, et s'établir en ville tous ensemble. Nous devons trouver un appartement pour 5 personnes (pour l'instant!), avec un jardin et une grande pièce commune. Adieu banlieue nord. J'ai tellement voulu quitter cet endroit, car le mode de vie ne correspond pas à ce que je cherche.

Mais maintenant, avec toutes les contradictions dont je suis capable, je considère les jolis côtés que je m'aprête à quitter. Les oiseaux nombreux dans cette région des basses-laurentides, mon parterre de fleurs et mes rocailles remplis de vivaces luxuriantes et heureuses, les grands espaces extérieurs, la rivière à proximité, la maison si lumineuse que nous avons joliement redécorée, la mobilité des enfants dans ces lieux si familiers, leur automonie dans ces lieux, l'espace de la maison, la cuisine à aire ouverte où nous adorons tant cuisiner tous ensemble et partager nos repas. Mais je quitte aussi tout ce qui m'a dérangé si longtemps: le mode de vie des banlieusards, le traffic, la distance qui me sépare de Montréal, le temps de voyagement, la pollution générée par nos déplacement, le coût de l'essence, la distance qui me sépare de mes amis, la maison qui ne correspond plus à nos besoins, le temps à investir pour entretenir deux lieux de vie, le fait de vivre à deux endroits et de se sentir éparpillé, la vie de quartier qui n'est pas celle de Montréal. Je dois accepter de partir, lâcher prise. Et trouver la perle rare d'appartement qui me fera oublier tout ce que je quitte...

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mercredi, juin 11, 2008

Chaque chose vient à temps...

À qui sait attendre

mardi, juin 10, 2008

Chercher la poséie

Entre les lignes, sur la route, derrière des casseroles à frotter, entre mon clavier et mes yeux, sous mes paroles triviales, face aux échéanciers, en mes billets d'avion, dans des colères vaines et futiles, dans des fleuves d'Amour, sur ta peau qui se repose, sous le son de tes doigts qui dansent sur le clavier, dans ton sourire si vaste parfois au soleil, dans nos coup de roues à sillonner la ville dans l'été, dans les rires des enfants qui résonnent de tant de complicités, dans les quelques jours qui nous séparent de la fin des classes, dans les rayons de soleil de juin, dans mes mémoires familiales nostalgiques, dans mon parterre fleuri que je devrai quitter avant l'automne, dans cette vaste maison que j'ai trop tant insultée car elle est si loin de la ville, dans des émotions si denses et légères, dans la complexité de celles-ci, dans des mémoires heureuses, dans des futurs que nous rêvons ensemble, dans mes angoisses presque ludiques, dans mon humour que je perd parfois, dans ton humour qui m'apaise tant, dans ma culpabilité étrange que j'aprivoise, dans les années qui passent si bien au fond, dans la légerté de ces mots comme un baume sur mes paniques quotidiennes, dans des espoirs pragmatiques de trouver notre toît sur l'île que j'aime tant, dans ma peur de blesser ceux que je vais quitter dans mon vieux quartier chéri, vers cette nouvelle demeure où nous trouverons une nouvelle paix, vers cet équilibre que nous cherchons à l'unisson, dans ces soirées familiales pleines de rire qui sont un elixir de bonheur, dans la vieillesse tranquille du soir qui tombe en souriant doucement, dans nos coeurs unis si bien de douceur et de tendresse, dans nos corps unis si bien de fougue et de passion, dans tous nos espoirs de donner la vie ensemble, dans tout cela et plus encore, j'aimerai bien retrouver ma poésie.

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lundi, juin 09, 2008

Architectes écolos

J'ai rencontré cette semaine des architectes écolos fort sympatiques. Je connaissais leur travail depuis un bout de temps par leur site. Laurent McComber est un créatif débrouillard. Il fait de l'architechture comme je fais de la vidéo: avec intuition (créativité aussi), débrouillardise (avec les moyens qu'on trouve!) et flexibilité (on fait de tout; je fais de la caméra, du montage et de la réalisation, il fait de la conception et la supervision des chantiers en employant directement les artisans compétents). Je lui parlais de mon rêve fou: fait un loft écologique familial pour des familles qui veulent faire un choix de vie urbain et écologique. Son réalisme pragmatique m'a donné des assises pour savoir si je pouvais réalistement pousser ce projet. Réponse: oui, possible, mais très difficile. Les promoteurs ont ratissé la ville depuis longtemps à l'affut des endroits industriels transformables en lieu de vie. Les très bons endroits sont partis depuis 20 ans, les bons depuis 10, et les potables depuis 5 ans. Il ne reste surtout des lieux contaminés ou inutilisables. Donc une piste possible est de trouver un promoteur déjà engagé dans un projet et qui a des moyens, des antennes et du flair. Et qui est prêt à vraiment écouter les demandes du marché (ça, c'est moi et d'autres familles). Les lofts existent, mais ils sont toujours pensés pour des couples ou des professionnels seuls. Mais saviez-vous, chers promotteurs, que des gens avec des enfants (plus que 2), ça existe, ça aime la ville, ça recycle et ça composte, et ça achète des maisons!

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mardi, juin 03, 2008

Poésie web

Je vous invite à (re)visiter mon espace d'exposition sur le web, où vous (re)découvriez mes petits tableaux de poésie interactive et autres esquisses numériques. Je viens aussi de remettre en ligne le projet "carte blanche", une exploration poétique interactive sur le thème de la lecture réalisée en 2002. Ce sont des mini-jeux poétiques exploratoires, ou la souris devient une étoile qui éclaire des mots, fait teinter des sons et des poèmes, des notes de musique. Découvrez les mots qui volent lorsque vous survolez certaines zones, puis revenez au carrefour central pour découvrir d'autres petits tableaux. Vous devez avoir le plug-in shockwave installé.

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Bientôt le Portugal

J'ai vraiment hâte de découvrir ce pays, sa culture, son architechture, son peuple, son vin et son assiette. J'ai soif de monastères, de châteaux fortifiés, de plages et de villages dans des vignobles. Très hâte de découvrir, d'explorer, aux côtés de mon amoureux.

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lundi, juin 02, 2008

À fleur de peau

Je suis sensible. Je vibre. Le temps frais me rend encore plus sensible, étrangement. Je regarde les rayons de soleil qui font frémir les couleurs de mon orchidée mauve. Je suis comme elle. Je m'incline et je ferme les yeux sous le soleil, toute pleine d'espoir de jours plus chauds. Je suis amoureuse de la chaleur. Je ne sais pas pourquoi je frémis tant. Je laisse monter en moi une gamme si vaste d'émotion, c'est très intéressant à observer. Je suis riche de l'intérieur d'une impressionnante palette vibrante. Pour ouvrir davantage mes antennes créatrices, je me donne le droit de piger à même cette source vivante. Et le catalysateur de ma source émotive est la musique. Mon outil musical est ceci. Last.fm est une merveille pour les amoureux de la musique qui veulent découvrir et se laisser emporter. Aujourd'hui je plane sur le tag "piano". J'aime le piano, si vous ne saviez pas encore.

Je suis aussi vibrante de bonheur, car aujourd'hui c'est l'anniversaire de l'homme de ma vie. Et de sa grande fille. Ce fut son plus beau cadeau, pour ses 21 ans. La belle a aujourd'hui 15 ans! Merveilleux anniversaire à tous les deux, et aussi à Dominique, dont c'est aussi l'anniversaire aujourd'hui!

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jeudi, mai 29, 2008

Faire son nid

Nous vivons dans deux lieux. J'aimerai tout rassembler dans un seul endroit, histoire de cesser de répandre mon énergie à gauche et à droite. J'ai tout d'abord considéré cette situation de vie comme idéale: le luxe d'avoir le choix, d'avoir une varitété de lieux de vie. Mais cette période est révolue, et je suis trop amoureuse de la ville pour vivre en banlieue. Mais trouver un appartement assez grand pour une famille de 5 personnes, peut-être bientôt six (on l'espère), est-ce que c'est possible? Je sais que oui. J'ai très très hâte de trouver ce nouveau lieu.

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mercredi, mai 21, 2008

Les poubelles

Je suis une militante écologiste du quotidien. Depuis mon enfance, j'ai toujours détesté jetter des choses. J'ai reçue une éducation sensible à l'écologie par mes parents et grands-parents (de tous côtés!), mais aussi avec l'influence des écoles que j'ai fréquentées (surtout au primaire). J'ai toujours considéré comme un crime de jetter de la nourriture, des objets ou toute matière qui pourrait trouver une vie meilleure (lire "une autre vie").

Je me souviens d'aller visiter des friperies de Beloeil en compagnie de ma mère, et de la grande joie que nous avions à faire de fabuleuses trouvailles dans ces "greniers enchantés". À l'adolescence, ce fut naturel pour moi de faire des pelerinage dans les sous-sols d'églises et autres brocantes, en compagnie de ma grande copine Élise. Nous dégottions des vestons d'hommes et des grands imperméables au style d'une autre époque, et nous réinventions notre mode pour en faire des vêtements que nous consédérions alors comme "branchés". Je me souviens aussi, à la même époque, de transformer des vêtements pour faire des expériences de style. Des anciennes jupes sont alors devenues "jupes-pantalons".

J'ai toujours adoré rafistoler des objects pour les rafraîchir et les embellir; repeindre une vieille table, réparer des chaises, transformer des vieux objets en oeuvre d'art. C'est ainsi que j'ai utilisé de très vieux tubes de peinture séchée (approx. 1930) ayant appartenus au père d'un ami écossais, pour en faire une oeuvre à accrocher au mur. J'aime les vieux objets. Ils ont une histoire à raconter, il suffit de prêter l'oreille. Et puis la pluspart des objets d'aujourd'hui n'ont pas la qualité de matériaux et de confection d'il y a 50 ans.

Je n'ai jamais supporté qu'on jette de la nourriture. Mes grand-parents maternels, ayant connu la 2e Guerre Mondiale en Belgique, avaient conservé une sensibilité particulière au gaspillage. On finit son assiette ou on garde les restes. On ne jette rien! Les vieilles croutes de pain allaient pour les oiseaux. Mais cette sensibilité est commune à tous les gens de cet âge, toutes origines confondues (pays et classes sociales). Je me souviens de cuisiner un jour avec ma Grand-Maman Georgette (la mère de mon père), et de prendre conscience de cette attitude dans des détails. J'épluchais des pommes de terre, et elle était scandalisée de l'épaisseur de mes épluchures "il restera plus de patate, si tu continues comme ça". J'épluche plus mince, maintenant. Et je cuisine des plats délicieux avec tous les restes.

Depuis plusieurs années je fais mon compost. Et je tente de convaincre les gens autours de moi de faire de même. Et de jetter un max dans le bac vert plutôt que la poubelle. J'ai ainsi fait subir une cure mince à mon sac de poubelle. J'ai un rôle d'éducatrice écologiste de premier ordre auprès des enfants. Il m'arrive souvent de repêcher des éléments recyclables dans la poubelle, et je fais enquête. C'est de plus en plus rare, dois-je avouer. Et cela me fait tellement plaisir quand les enfants me demandent "les bâtons de popcycle, ça se recyle?".

Mais le plus difficile c'est les lieux publics et les bureaux de compagnie: aucun recyclage, aucun compost! C'est un non-sens, quand on pense que les individus font de grands efforts pour recycler. Comment est-ce possible que le gouvernement ne force pas la note, ne légifère pas afin de forcer le recyclage et le compost massivement dans les commerces et édifices publics? Il suffit de mettre un système en place. Nous ne pouvons laisser le choix, et attendre la bonne volonté de chacun. Nous savons bien que les commerces ne feront pas ce choix seuls si il n'est pas plus rentable économiquement. Et pourtant, à long terme, c'est beaucoup plus rentable de faire des choix écologiques.

Saviez-vous que 34% (source: François Cardinal, La Presse) des déchets dans les dépotoirs sont compostables? En contact avec les détritus toxiques, enfouis ou laissés à l'air libre, ils deviennent à leur tour toxiques. Ces mêmes déchets organiques pourraient devenir un engrais et une terre saine si ils étaient compostés adéquatement. Finalement, c'est simplement une question d'organisation. Il faut trier les déchets, et s'assurer qu'ils se transforment afin de ne laisser aucune trace nocive sur et sous terre. Les japonais sont maîtres dans cet art (vidéo en version française).

Le premier geste consiste donc à prendre conscience que chaque élément qu'on met dans un sac poubelle prend le chemin d'un dépotoir qui devient un monstre toxique. Et ce Frankenstein nous exlosera au visage si aucne action n'est prise. À chacun d'agir!

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